Je déteste les conflits en couple

La vie amoureuse quotidienne regorge de conflits en tout genre.

Les occasions de râler, de s’énerver ou de se disputer ne manquent pas.

Découvrez comment vous rentrez ou pas en conflit et ce que cela dit de votre relation de couple ?

Certains font tout pour ne jamais déterrer la hache de guerre.

Mais leur apparente sagesse peut aussi cacher une faille.

Pourquoi sont-ils tétanisés à l’idée d’une confrontation, quand bien même celle-ci serait juste et fondée ?

Comment oser un conflit constructif ?

1. Pourquoi je déteste les conflits ?

Les situations conflictuelles déstabilisent parce qu’elles font peur, parce que se crier dessus fait nécessairement mal.

Et surtout, c’est improductif.

Evidemment, entrer en conflit à la moindre contrariété n’est pas constructif.

Mais, à l’inverse,  fuir un antagonisme n’empêche pas celui-ci de progresser, voire de s’envenimer.

 

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Je déteste le conflit car j’ai intégré de fausses croyances

Nous associons à l’idée de confrontation des sentiments et des comportements jugés négatifs, comme la violence, la colère, la rupture.

Par contagion, c’est le conflit lui-même qui, dans notre esprit, devient négatif et symbolise l’échec de la relation.

D’où proviennent ces idées reçues ?

Essentiellement de notre éducation.

« Ce n’est pas beau de se disputer« , entend-on dès notre plus jeune âge.

Mais les injonctions éducatives deviennent vite de véritables valeurs sociales : a-t-on déjà vu prôner les valeurs du conflit au travail ou entre amis ?

Dans notre société, la bonne entente, même apparente, reste de mise.

Or la sagesse passe aussi par une juste affirmation de soi, de ses besoins comme de sa place

Tout ce que permet le conflit.

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Je déteste le conflit car j’ai peur de me mettre en danger

Autre grande responsable de notre inhibition : faire mal, mal faire, avoir mal, être jugé, rejeté, aller vers l’inconnu…

Ce sont quelque une de ces peurs, parfois très archaïques, qui légitiment notre fuite.

En esquivant le conflit, nous évitons de mettre en danger notre sécurité affective

Il s’agit d’un mécanisme de défense instinctif, d’un réflexe de survie :

fuir la confrontation, c’est momentanément se soustraire au danger qu’elle peut éventuellement engendrer. « Psychiquement, tout nous incite au non-conflit ».

 

Je déteste le conflit car je me sens en état d’infériorité

Une conduite d’évitement vient aussi d’un manque d’estime de soi.

Fuir les oppositions, c’est éviter de se sentir infériorisé et maintenir, de façon illusoire et à court terme, sa valeur.

Le sujet manque de solidité intérieure pour affronter une situation, soit parce qu’il a été mal ou peu accompagné (enfant fragile, carence affective ou éducative), soit parce que des expériences de vie négatives l’ont amené à ressentir une position d’infériorité et ont déclenché ce processus réactionnel .

Le conflit est alors trop risqué : il met en danger l’équilibre précaire de la personne. 

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Que faire pour arrêter l’évitement du conflit ?

1. Admettre l’existence d’un désaccord pour ne plus avoir peur

Avant d’oser la confrontation, encore faut-il reconnaître l’existence de celle-ci, admettre que nous souffrons d’une situation.

Et se dire qu’éviter un conflit ouvert n’empêche pas un conflit latent de persister…

 

Il convient alors d’identifier ce qui nous oppose à l’autre, ce que nous attendons, ce dont nous avons besoin.

Une façon d’être honnête avec soi avant de l’être avec l’autre. 

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2. Apprendre à communiquer pour ne plus détester le conflit

Des méthodes de communication et de résolution des conflits existent pour bien dire ce qui heurte.

La communication non violente basée sur des principes simples :

le langage au “je” (parler de soi à la première personne :

Je ressens…”, “J’ai besoin…”)

et l’écoute active (écouter l’autre avec attention,

en reformulant ses propos pour être sûr de les avoir bien compris,

en posant des questions…). 

3. Repérer le symptôme pour ne plus avoir peur du conflit

Le danger d’un comportement d’évitement vient de son caractère répétitif : on ne peut plus faire autrement que fuir pour survivre.

Cela crée souvent un symptôme – douleurs psychosomatiques, angoisses diffuses, peurs Mais tout cela reste inconscient et complexe.

C’est pourquoi le regard d’un professionnel est nécessaire pour repérer le symptôme et proposer une autre grille de lecture. 

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Témoignage

Sébastien, 34 ans, chargé de projet

« Pendant longtemps, j’ai cru que le conflit menait inévitablement à la souffrance.

Alors, pour y échapper, j’évitais toute relation approfondie. Je me réfugiais dans des mondes virtuels, en surfant sur Internet, en communiquant sur les réseaux sociaux.

Jusqu’à ce que je m’aperçoive à quel point ce manque de lien me faisait souffrir.

Depuis, avec l’aide d’une conseillère conjugale et familiale, je fais des essais : dire la vérité, être plus honnête, cesser de me cacher. Je comprends peu à peu que le conflit est une éventualité dans les relations, qu’il est profondément humain et pas nécessairement destructeur. »

Que disent vos conflits de couple ?

Nous ne sommes guère à l’aise avec le conflit.

La plupart du temps parce qu’il met en danger l’équilibre relationnel, souvent fragile au sein du couple.

Le conflit est incontournable.

Au-delà des désagréments qu’il suscite, sa fonction est également constructive et peut même se révéler un élément moteur et dynamisant, une voie vers le changement.

L’éviter peut conduire à des situations « explosives », tout comme se quereller sans cesse, ou bien en jouer. Lui faire face sereinement n’est pas toujours simple.

D’autant plus que la vie amoureuse quotidienne regorge de conflits en tout genre. Les occasions de pester, de s’offusquer, ou de se disputer ne manquent pas. Oser le conflit, pour mieux s’entendre

Arrêtons de fuir le conflit !

La confrontation et la violence qu’elle peut engendrer font peur. Pour la thérapie sociale, accepter l’affrontement est pourtant la seule manière de restaurer nos liens.

Mode d’emploi.

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Aujourd’hui, le conflit est indispensable dans la vie relationnelle, car plus rien ne va de soi.

Qu’il s’agisse des relations entre hommes et femmes, entre parents et enfants, entre patrons et collaborateurs, entre voisins – dont les codes de civilité diffèrent –, les normes ont tellement évolué que l’on ne parvient plus à s’entendre en s’adossant à des règles communes.

Tous ces changements engendrent de la violence, car nous n’avons pas appris à entrer en conflit.

Nous ne l’avons pas appris, parce que c’est un besoin nouveau

Et parce que nous avons tendance à confondre le conflit et la violence, si bien que nous n’osons pas entrer en conflit par peur qu’il ne dégénère

Mais c’est précisément cet évitement qui sépare les couples, oppose les générations, empêche l’intelligence collective en entreprise et attise la haine entre communauté. Pour l’inventeur de la thérapie sociale, apprendre le conflit suppose de passer par trois étapes :

 

1. Je m’oppose sans être violent

Il y a de la violence lorsque je me représente l’autre, auquel je m’oppose, comme entièrement mauvais ou inférieur à moi, lorsque je ne le considère pas comme mon égal en valeur et en droits.

Et lorsque, dans mes propos ou mes attitudes, je vais l’agresser, l’humilier, le culpabiliser ou l’abandonner, c’est-à-dire le traiter avec indifférence ou me détourner de la conversation. Identifier la violence est parfois difficile, car elle peut être subtile, s’exprimer en douceur.

On peut humilier, culpabiliser, abandonner sans jamais élever la voix, et même avec le sourire. Inversement, le conflit peut s’exprimer avec colère et agressivité, dans les cris et les éclats de voix, sans pour autant que l’on cesse de considérer l’autre comme son égal.

Une fois que l’on a compris la différence entre la violence et le conflit, on va pouvoir reconnaître sa propre violence : quand on méprise l’autre, quand on le dévalorise, quand on essaie de le dominer, quand on nie son existence ou sa souffrance.

De la même manière, on va pouvoir reconnaître si l’autre est violent ou pas.

S’il l’est, nous pourrons refuser une discussion violente. Et s’il ne l’est pas, acceptez le conflit, c’est-à-dire accepter d’entrer en désaccord.

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2. Notre désaccord a un intérêt

Pour mieux vivre ensemble, il ne s’agit pas d’éradiquer le conflit, mais de parvenir à transformer la violence en conflit.

Cela se vérifie dans toutes les situations de la vie quotidienne :

lorsque la violence s’installe, c’est que les gens ont besoin d’entrer en conflit mais ne le savent pas, ou ne savent pas comment s’y prendre.

Donc il s’agit de « motiver » l’autre à le faire, en lui montrant l’intérêt du désaccord : chaque point de vue est un morceau du puzzle ; les mettre en regard permet de comprendre le problème dans sa complexité.

C’est pour cela que chacun a intérêt à la confrontation pour résoudre le problème qui le fait souffrir.

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3. Je respecte mon ennemi

Pour permettre le bon déroulement du conflit, il ne s’agit pas de suivre une procédure donnée ni d’adopter un vocabulaire adéquat.

Il y a à créer un climat de confiance dans lequel l’autre sent qu’il pourra se montrer et dire ce qu’il pense sans crainte.

Ce climat résulte de notre propre posture et de ce qu’elle exprime : que l’on veut maintenir le lien ; qu’on ne va pas l’abandonner en pleine dispute ; qu’on ne va pas le dévaloriser, l’agresser ; qu’on le respecte, à défaut d’être d’accord avec lui ou de l’aimer.

Il faut ressentir cette posture, réellement.

Et, si possible, l’exprimer : « J’ai envie qu’on trouve une solution » ; « Ce que tu penses a de la valeur à mes yeux, même si je ne suis pas d’accord ».

Sans cela, il ne peut y avoir de confiance, et la violence demeure, car on continue de voir en l’autre un monstre (un bourreau, un imbécile…), et réciproquement.

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Ces trois étapes nécessaires pour s’atteler ensemble à la résolution d’un conflit semblent simples.

Elles ne le sont pas.

Motiver l’autre à entrer en désaccord quand on a envie de trouver une solution et qu’on l’aime est assez aisé.

Mais quand la violence est installée, quand la crise dure, quand le silence sépare, la difficulté est d’aller vers celui que l’on vit alors comme un ennemi, dans une situation que l’on croit désespérée.

S’efforcer de passer d’abord soi-même par ces trois étapes peut nous aider à sortir de l’évitement pour aller vers l’autre :

– reconnaître sa propre violence (mes mots étaient culpabilisants, mon attitude méprisante, il ne pouvait que mal réagir) 

– penser au bénéfice que l’on poursuit (éviter la rupture, être plus heureux ensemble

– trouver en soi la confiance pour engager la discussion

Ce dernier point suppose de s’aimer soi-même, sans se dévaloriser, sans se culpabiliser de ce qui s’est produit.

De s’accepter tel qu’on est à ce moment-là, avec sa haine, son désarroi, son impuissance.

L’amour de soi est un ressort essentiel de la transformation de la violence en conflit.

Car, ce qui conduit la plupart des gens à être violents avec l’autre, c’est-à-dire à le voir mauvais, c’est la difficulté de s’accepter eux-mêmes avec leurs imperfections et le besoin de rejeter la faute sur l’autre, pour continuer de se croire irréprochables.

Pour conclure, vous avez envie que votre situation change ?

Alors autorisez-vous à consulter une professionnelle du couple et de la famille.

En effet Karine Schein sera ravie de vous accueillir dans son cabinet sur Lyon 3 ou de vous accompagner par visioconférence.

En bref, gagnez immédiatement et durablement en harmonie chez vous !

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